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    4/16/2009

    fin de stage alcoolisée

    Après un bourrage de gueule, même léger, ne pas oublier de boire un bon litre d'eau (oui, je sais c'est sale!) avant de se coucher, pour être efficace à la visite avec le grand chef demain (surtout qd la chef directe était présente au dit bourrage de gueule et n'apportera aucun soutien).
     
     
    facebook et en train de tuer nos blogs, du coup de je tente de lui redonner un peu de vie en y relatant les événements importants.
    10/14/2008

    the clio touch

    ça y est, j'ai ma nouvelle clio :

    IMG_9589

    IMG_9613

    et ça fait plaisir.

     

     

    10/5/2008

    Pasteurien, Pasteurienne, Pasteurisé, Pasteurisée...

    Le weekend dernier, je suis allé visiter l’Institut Pasteur avec Béné, organisation made in labo. Pas de bol, que des vieux. Heureusement on a retrouvé un jeune médecin de Bergonié et une interne de cancéro de Toulouse.

    Ça a commencé par un buffet d’accueil (c'était bon).

    Ensuite on a eu droit à une histoire de Louis Pasteur par une commerciale du groupe Pasteur. Elle prenait une octave rien qu’en prononçant son nom, avec les jambes flageolante comme en pleine extase. Elle nous a appris qu’il n’y a pas 10000 employés de l’institut Pasteur, mais 10000 Pasteuriens.

    Et donc voila quelques pasteuriens qui nous font visiter le musée du père fondateur Louis Pasteur (ce qui correspond grosso-modo à ses appatements et un atelier).

    IMG_1893 (c'est le vrai tableau, notez en bas de l'image le genre de vieux que nous accompagnions ce jour-là)

      

     

    Après on nous reparle de ses travaux, qui ont commencés par l’étude de la fermentation, d’abord sur la bière puis sur le vin, ce qui lui valut un de ses nombreux prix, le seul dont j’ai pris la photo :

    IMG_1894

    (à Pasteur, la brasserie reconnaissante... et nous avec!)

     

     

     

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    Le type, il arrive quand meme à devenir superstar en commençant par travailler sur la bière.

    Moi aussi, je travaille la bière et j'ai pas l'impression que c'est ce qui va me rendre célèbre

    (sauf si je deviens le premier à prouver que la bière a des vertus curatives en cancérologie).

      

    Après on a vu où le grand prophète Louis Pasteur est enterré… ça se passe de commentaire, il s’agit d’une crypte néo-byzantine inspirée de celle d’une impératrice quelconque, genre une femme de Napoléon ou quelque chose comme ça.

     

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         IMG_1898 notez que dans la liste de ses travaux gravés dans le marbre, on retrouve de nouveau la bière en tête d'affiche.

     

    La conservatrice du musée était elle aussi du genre à mouiller sa culotte à l’évocation du Maitre, tout en étant aussi poussiéreuse que ses appartements et aussi investie dans le résultat des travaux de fermentation que lui !

     

     

    Puis nous avons visité une des unités de recherche du labo. Ils travaillent sur la naissance des cellules souches du sang. Or, ils n’utilisent pas de souris qu’ils faut nourrir, attendre qu’elles pondent, qui puent et que les protecteurs des animaux tentent à tout prix de sauver, car ils préfèrent supporter les souris de leur plancher que les pauvres qui souffrent dans le reste du monde parce qu’on n’arrive pas encore à les soigner.

    Non, ils utilisent le zébrafish ! Le zébrafish est un poisson au même développement embryonnaire que l’homme (jusqu’à un certain point), qui a la particularité d’être transparent au départ et tout petit. Du coup, ils le mettent dans un fond d’eau dans une cupule et ils le mettent sous le microscope, du coup on peut le voir et l’étudier vivant ! on voit même les cellules du sang qui circulent, qui se battent contre les bactéries et tout ça… c’est cool

    Et figurez vous que le zebrafish se trouve dans n’importe quelle animalerie et qu’il y en a plein les aquariums de n’importe qui.

    Le zebrafish, je kiffe !

     

     

    zebrafish  zebrafishé

     

    A la sortie du labo un bus nous attendait pour aller à l’hôtel. On a laissé les vieux monter dedans et on y est allé à pied. On est arrivé à l’hôtel avant le bus. No comment.

    Les chambres étaient une fois de plus très sympathiques mais j’ai oublié de les prendre en photo, la faute au whisky et au bon vin. Encore un gros buffet avec un bordeaux exceptionnel, qu’on a fini entre jeune au bar. A un moment, béné regarde ma montre et me dit qu’elle s’est encore arrêté… en fait, elle marchait très bien, il était effectivement 21h30 et on était déjà tout bourré. On a alors tenté une sortie dans le 15e, infructueuse (même si les Invalides, c’est joli) avant de rentrer au bar de l’hôtel se finir au whisky, pour finir par vomir lamentablement dans les toilettes à 3h du matin (notez que même dans ces moments-là, on continue d’apprécier être dans la salle de bain d’une chambre à 200 euros la nuit).

    Le lendemain, ce que je préfère dans les hotels, c’est le petit déj avec des œufs et des petites saucisses grillées.

    Après, on est allé avec un taxi très désagréable jusqu’à l’aéroport d’Orly. Le décollage en post-cuite, ça appuie très fort sur la tête.

    Je suis arrivé à Biarritz aussi fatigué qu’après une garde.

    ça faisait longtemps.

    Oh putain ça fait longtemps que j’ai rien dit ici.

    Combien de gardes des urgences sont passées depuis le dernier billet… un petit paquet, dont la garde du dimanche des fêtes de Bayonne, 24h de violence gratuite à réparer, avec vers 6h du matin (22e heure de la garde), alors qu’on croit que tout est presque fini, une bonne vague résultant de la charge des CRS contre une pena qui refusait de fermer. Le flashball à bout portant sur l’arrière du crane d’une jeune de 20ans ça arrache. On a bien cru qu’elle allait y passer.

    Ça fait aussi de l’argent tout ce boulot, trop d’après les impots. Pourtant, ils m’ont relancé après ma déclaration en me disant que j’aurai peut-être droit à la prime pour l’emploi. J’ai renvoyé les papiers en les remplissant sans faire gaffe. Ils m’ont rappelé un matin (ça fait pas commencer une bonne journée en général) en me disant qu’il y avait un souci. Au départ j’ai pas compris alors je me suis fait expliquer plusieurs fois : « mais monsieur, vous déclarez 5000 euros pour 1600 heures de travail » ben ouais, c’est ce qu’il y a sur le récapitulatif de ma fiche de paye de 2007.  « Mais enfin, ça fait environ 3 euros de l’heure, et en France, c’est illégal. On ne peut pas prendre en compte votre déclaration ». Merde, mais mon employeur, c’est l’Etat…

    J’ai donc répété tout haut pour être sûr de comprendre : « donc je ne vais pas toucher la prime pour l’emploi parce que je n’ai pas été assez payé pour les heures que j’ai faites … » Réponse de la dame « oui, c’est ça ». Et merde !

    7/10/2008

    interne à Bayonne...

    Ce vendredi étonnant s’est poursuivi par un sympathique samedi de garde, avec les remerciements de plusieurs familles et patients du service… et on dira ce qu’on veut, mais ça fait quand même sacrément chaud au cœur, avant d’aller prendre ma garde aux urgences.

    Heureusement, on était une bonne petite équipe d’internes et de chefs, on s’entend habituellement très bien.

    Pourtant, au premier patient j’ai compris que ce serait du grand n’importe quoi : un patient hypochondriaque qui refusait tous les examens qu’on lui proposait parce que ça lui faisait peur. Il en pleurait, en se rendant compte du ridicule de la situation « même ma femme ne me supporte plus… d’ailleurs, moi non plus je ne me supporte plus… et si je n’avais pas aussi peur de mourir, je me suiciderai ! ». Et là il faut réussir à garder son sérieux, ne pas croiser le regard du collègue si on veut éviter le fou-rire.

    On a vite déchanté, on a pris la marée comme on dit. Ça a pas arrêté. Je suis rentré à soustons pour dormir mon dimanche.

    Lundi matin, seul interne dans le service pour 2 chefs qui font la visite en même temps, j’ai couru d’une aile à l’autre comme un petit chien pour une horreur de journée. A 18h30, ça a cessé… pour que j’aille prendre une nouvelle garde aux urgences. La 1ère patiente que j’ai prise a fini au déchocage en tableau de défaillance multiviscérale. Je vous passe les détails, mais en gros son rein, son foie et son cœur ont tiré le voile en même temps. Pourtant à la voir comme ça, on pensait pas qu’elle en était là mais quand j’ai vu sa prise de sang apparaître à l’écran, j’ai un peu blêmi. Il parait qu’elle a survécu.

    J’ai arraché 2 heures de sommeil à cette nuit avant de remonter dans le service. Je suis rentré chez moi vers 10h. J’ai dormi jusqu’à 13h comme une pierre. Réveil en sursaut avec l’impression que le plafond vient de s’écrouler sur moi, à cause des travaux à l’internat, marteau piqueur en marche de l’autre coté du mur de 12cm sur lequel est appuyé mon lit.

    Douche.

    Des grosses voix dans le couloir, je passe la tête. Tombe nez à nez avec des types voulant regarder dans une chambre de quel genre d’installation anti incendie on dispose. J’ai pas trouvé les mots justes, mais il a bien dû trouver dans mon regard une sauce du genre « va te faire foutre » mélangé avec une pointe d’amertume. Il a sorti avec un petit sourire entendu que :

    «-    les lendemains de fête c’est toujours un peu douloureux

    -          j’étais de garde

    -          ah oui, pardon, c’est vrai que vous êtes entre infirmiers ici. »

    Oh l’enculé. Je crois même pas qu’il l’ait fait exprès. Désolé môssieur mais moi j’ai l’honneur d’être interne, ça veut dire que ma nuit de garde coute moins chère à la société que la nuit de l’infirmier !

     

    J’ai courageusement pris la voiture pour acheter un sandwich que j’ai mangé à la plage d’Ilbarritz (cf photo dans le billet précédent). Ça m’a vraiment fait du bien. J’ai repris la voiture pour aller à Socoa : une des patientes de ma garde venait pour une énorme chiasse avec vomit et malaise après un bon repas de fruits de mer à Socoa, d’où mon envie de voir ça.

    Ben c’est joli, c’est le départ de la corniche basque :

     IMG_1328    IMG_1331

     

     Au bout e la corniche, chsui tombé sur le chateau d'un vieil explorateur basque, fan d'Etiopie (il serait le 1er europée àen avoi fait la carte) :

    IMG_1340   IMG_1345

     

     

    Après j’ai poussé jusqu’à Hendaye, retour sur Urrugne, Ascain et Sare d’où est originaire une patiente habituée du service et d’où part le petit train montant à la Rhune… petit train dans lequel un de nos patient a vomi un litre de sang en rompant un ulcère. C’est joli le pays basque. J’ai acheté un gateau basque que j’ai ramené à l’internat. C’est bon le gateau basque.

     

     

    IMG_1352  IMG_1354

    J'ai pas bien compris à quoi servait l'agent de police...

     

     

     

    Le lendemain, encore endetté niveau sommeil, je fais la gueule en arrivant dans le service. Le chef de service me prend par l’épaule et vient me dire : « Vermi (c’est comme ça qu’ils m’appellent : vermi rayon), ça a pas l’air d’aller en ce moment. Ce soir t’as qu’à venir chez moi, on se boit des bières et on discute tu me racontes ta vie et on oublie un peu le boulot, ça va te faire du bien. Je lui ai répondu que j’étais allé à Sare la veille. Il était fier de moi.

    On a fini par tous se barrer du service à 19h30, aller acheter des merguez et brochettes avec de la bière et des chips. On s’est retrouvés à regarder le coucher de soleil sur la terrasse de mon patron en sentant se fabriquer les braises du barbecue, avec mon autre chef, ma co interne et son copain, et béné. Il y avait aussi un autre gars qui semble habiter chez mon chef de service, et qui devait partir à 22h30 avec son groupe de reggae en minibus pour aller jouer en Suisse le lendemain. Ils sont finalement venus le chercher à minuit. On était tous passablement ivre.

    J’ai donc fini bourré à 1h30 du matin dans le jardin de mon chef de service. C’est assez inédit, mais très agréable comme sensation.

    Lendemain un peu difficile, petits yeux et regards en coin entre les différents membres de l’équipe médicale.

    J’ai fini assez tot pour rejoindre béné à la plage. Ça c’est vraiment le bon coté d’un stage à Bayonne : la plage le soir après le boulot.

     

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    Je vous laisse, je dois tenter de rembourser ma dette de sommeil avant une nouvelle garde de samedi aux urgences du centre hospitalier de la cote basque !

     

     

    7/5/2008

    un vendredi étonnant.

    Il est arrivé plusieurs trucs étonnants aujourd’hui.

    Le chef de service nous a remercié, ma co-interne et moi, pour notre investissement dans le service. Puis il a rajouté que c’était très bien, mais qu’il n’y avait pas que ce boulot dans la vie, qu’il y avait aussi la plage et qu’il fallait qu’on fasse attention à nous.

    Ensuite je suis allé aux endoscopies et c’est la première fois que je tenais les manettes pour guider la caméra dans le colon de mon patient. Mon plus jeune chef a ensuite repris les commandes parce qu’il voulait quand même y voir un minimum (afin que l’examen serve à quelque chose).

    Et puis en remontant dans le service, une patiente a fait un malaise puis s’est mise en arrêt cardiaque. J’ai fait un massage cardiaque et (et c’est là qu’on voit que cette journée était vraiment étonnante) elle est repartie. Ce soir elle est encore vivante, (en réanimation, certe) elle est consciente et parle sans dire plus de conneries qu’avant. C’est la première fois que je masse un patient sans qu’il meure.

     

    Pour fêter ça je suis sorti à 19h45 du service (un quasi record de précocité !) et je suis allé à la plage, un peu au sud de Biarritz. Voilà quelques photos.

     

    IMG_1299 au fond, c'est le blue cargo, un bar un peu branché où on est allé boire un verre vendredi dernier

     IMG_1309  au fond, c'est l'Espagne

     

     

    IMG_1300 au fond, c'est biarritz, le rocher de la vierge

     

    IMG_1307

     

     

     

    Et là ce soir je m’apprête à me coucher à la veille d’une nouvelle garde aux urgences, au milieu d'un marathon de 4 semaines sans passer plus de 24h d’affilé à l’extérieur de l’hôpital.

    Je suis un peu las.

    6/17/2008

    bayonne

    Comme certains ont pu le constater, les débuts du nouveau stage ont été plutôt difficiles, avec notamment le 1er patient de la 1ère visite le 1er jour qui a fait un arrêt cardiaque 5 minutes après notre passage. L’histoire retiendra donc que j’ai fait un massage cardiaque à mon premier patient bayonnais… et qu’il est décédé.

    Les premiers jours ont donc été un fiasco monumental (un peu à l’image de l’Euro de l’équipe de France) dont je vous passe les détails les plus glorieux. Les gardes aux urgences basques restent également de grands moments au sujet desquels je continue d’avoir la nausée rien que d’y penser. Je vous préviens, je suis de garde 24h le dimanche des fêtes de Bayonne… la viande morte, je la recouds à sec !

    J’ai donc eu plus d’une fois envie d’arrêter la médecine durant ces 1ères semaines. Mais du fond de tout ça a persisté une lueur qui ma tiré des larmes durant ce 1er jour cauchemardesque : à un moment de la matinée, un grand monsieur est venu se caler devant moi, il cherchait le « Dr V… » (c’est moi). Il m’a tendu un petit paquet accompagné d’un mot de la part d’un de mes patients de Bergonié. J’ai ouvert tout ça le soir dans ma petite chambre de 9m2. Il s’agissait d’un patient de mon précédent stage qui m’envoyait un cadeau en précisant dans sa lettre : tel jour, à telle heure, "je suis arrivé bien mal en point et vous vous êtes occupé de moi… ".

    C’est la magie de la cancérologie, on s’occupe de gens dans des états pas possible, qui souffrent et qui meurent… et on vous remercie pour ça alors qu’on ne fait que notre boulot.

    Pendant ce temps, dans un service plus conventionnel, les patients sont beaucoup plus exigeants.

     

    Et puis j’ai quand même pu quitter le service pendant plus de 48h, pour aller encore en formation dans un hôtel 4 étoiles, avec un restaurant étoilé chez michelin. Je vous laisse savourer quelques photos.

     

     IMG_1115   IMG_1116       IMG_1117       IMG_1118       IMG_1119 

     

    Au bout de quelques semaines, ça commence à aller mieux, j’ai même pu voir la plage dimanche !

    5/3/2008

    Margaux de 1999

    Fin de stage hier soir, j'ai rendu ma blouse après un (ou 4) verres de champagne.
    J'ai reçu mon premier cadeau important de la part d'un patient : une super bouteille de vin, un margaux de 1999 qui fait bien plaisir.
    D'ailleurs, ce matin, je suis assis à coté de la bouteille et je la regarde tellement je la trouve belle, tant par la qualité du vin qui s'y trouve que par le symbole... un vieil amateur de vin qui voulait me remercier de s'occuper de lui alors qu'il sait qu'il va mourir.
    Ses gouts sont modifiés par la chimio et la maladie, il ne peut plus en profiter. Il avait l'air heureux de pouvoir offrir cette bouteille (parmi les mille que contient sa cave) à quelqu'un qui pourrait en profiter mieux que lui.
    Elle va aller s'allonger dans la cave de mon pôpa en attendant un dimanche midi tranquille en famille avec un filet mignon cuisiné par môman. On l'ouvrira une petite heure avant le repas...
     
    En attendant je regarde la bouteille en cherchant la motivation de nettoyer et ranger mon appart avant de partir pour Bayonne. Il y a un moustique, j'ai peur qu'il vienne me faire chier... mais non, il a bon goût le salaud! il n'arrête pas de se poser sur la bouteille. Comme quoi, les moustiques bordelais ont de l'éducation !
    4/14/2008

    Bayonne! bayôôôôônneuh!

    mars 06 (87)
     
    Et oui, je pars pour Bayonne pour un stage de 6 mois, c'est la 1ère fois depuis 8 ans que je quitte Bordeaux aussi longtemps.
    Je vais faire un stage d'hépato-gastro-entérologie parce qu'il n'y a pas que le cancer dans la vie (mais rassurez-vous y aura des cancers et des morts quand meme) dans le service que va quitter Béné. Je suis allé le visiter vendredi dernier.
     
    En ce qui concerne les inquiétudes de mes amis : c'est à priori un très bon stage qui rentre bien dans mon cursus de cancérologie si je peux rester cancérologue, tout en me permettant de gouter une autre spécialité si je dois changer de voie (une nouvelle spécialité qui me permettra de faire de la cancéro digestive ensuite si besoin).
    Et je compte garder mon appart bordelais pendant ce temps, en laissant les clés à disposition d'éventuels voyageurs d'outre-garonne.
    Pour ce qui est des fêtes de Bayonne, j'en passerai l'essentiel en blouse blanche d'hopital et rouge de sang, de garde aux urgences.

    Quelques jours douloureux (je vous préviens, ce billet est scandaleux)

    Il y a quelques semaines (désolé, chsui pas à jour, mais je vais vous faire le coup du gars qui bosse bcp) j’ai été invité pour 2,5 jours de formation sur la douleur mais comme vous pourrez le constater rapidement, ça n’a pas été trop douloureux pour moi.

    Ça a quand même commencé par un gros souci : une hypothétique grève de train aux dates de cette formation a contraint les organisateurs à me faire voyager en avion pour être sûrs de me voir arriver à l’heure. Je dois vous prévenir tout de suite, si je parviens à me lever pour aller chercher une bière au frigo dans les minutes qui viennent, la rédaction de ce billet m’aura coûté plus cher que tout ce que ce billet raconte (je n’ai pas déboursé un seul centime dans toute cette histoire, donc autant prendre l’avion, ça va plus vite !).

    Donc avion.

    Arrivée à Orly, grève du personnel de l’entretien des surfaces, avec une pancarte s’excusant de la saleté des toilettes en guise de bienvenue, avec une bruyante manifestation du personnel sus-cité à subir puisque figurez-vous quel scandale : mon taxi avait du retard !

    En fait non, il n’avait pas vraiment de retard, il attendait l’arrivée d’autres participants.

    Nous voilà donc installés dans une sympathique Audi A6 ou 7 pour visiter la campagne environnante. Me suis endormi comme une merde.

    Arrivée au château vers 15h et des poussières. Ah oui, je vous avais pas dit, c’était pas n’importe où, c’était au château de Behoust (http://www.chateaudebehoust.com , vous comprendrez mieux notre malheur en visitant ce site).

    Jusqu’à 19h, on fait connaissance avec nos compagnons d’infortune et on visite le site (pour vous chanceux, ce ne sera que sur internet mais moi j’ai dû y aller en vrai !).

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    Un misérable « patio » pour patienter, avec un seul baby foot, un seul billard, un seul écran géant pour regarder toutes les chaînes du monde, et quelques pitoyables canapés plus grands que mon appartement. Ah, j’oubliais, c’était open bar mais on le savait pas encore. On se contentait de discuter.

    19h, petit buffet apéritif de bienvenue… open bar donc et j’y ai fait la première de mes rencontres déterminantes du séjour : j’ai bu mon premier martini blanc, servi par un serveur vêtu d’un costard plus beau que je n’en aurai jamais.

    Puis petite présentation des 2 jours à venir : les Universités de la Douleur (UDD pour les intimes) et une vie de château.

    Repas dans le réfectoire dans le bâtiment central du château avec un monsieur habillé en cuistot qui vient vous raconter ce qu’on va manger. C’était bon. Je goûte le vin, un puligny-montrachet tout à fait exceptionnel à l’odeur et au goût. D’ailleurs, pendant que le cuistot nous raconte le repas, je n’ai de vu que pour le petit buffet derrière lui comprenant toute une portée de sœurs jumelles de la bouteille que j’ai devant moi. L’open bar continue !

     

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    Après un retour au patio et au bar, nous allons nous coucher en n’ayant même plus l’énergie de faire honneur à la piscine chauffée accompagnée de son jacuzzi, sonna, hammam... pourtant pas très loin de nos chambres luxueuses.

     

    Petit déjeuner de roi avant de débuter les cours proprement dit. Et là, c’est la poursuite du rêve puisque les cours sont vraiment super bien fait, tournant autour de la douleur cancéreuse essentiellement.  Ça fait vraiment plaisir de passer la journée avec ces intervenants géniaux. En sommet de ces interventions la confrontation avec une actrice jouant le rôle d’une patiente à laquelle on doit annoncer une mauvaise nouvelle…

     

    Et on est presque triste de quitter les salles de cours cosy pour aller à la piscine et au jacuzzi.

     

    Après 2 jours et demi de cette vie de rêve, je retourne dans la vraie vie de l’aéroport d’orly un vendredi à 19h dans l’aérogare des vols intérieurs, c’est vraiment l’anarchie.

    En récupérant ma voiture dans le parking de l’aéroport de Bordeaux (beaucoup plus classe qu’Orly, faut-il le préciser ?), j’ai à peine le temps de ressentir le manque du groupe, la mélancolie suivant un séjour merveilleux, que je file déjà à la gare pour aller chercher StefB qui vient passer un bon week-end bordelais. Et c’est parti pour 2 jours de beuverie et de rigolade, marqué par le concert de dionysos.

     

    Au total, 5 jours de folie qui m’ont bien fait m’évader du service et des morts.

     

    3/27/2008

    Mardi 25 mars 2008

    2 nouvelles importantes :
     
    Thierry Gilardi est mort
    (il manquait quand meme quelque chose avec la bière et les pizzas pour le match d'hier,
    le four de loutros n'a pas supporté la nouvelle, il a explosé tel le coeur du thierry sus-cité)
     
    Je quitte Bordeaux pour 6 mois (ce qui ne m'est pas arrivé depuis 8 ans)...
    mais je vous rassure, c'est pour partir en stage à Bayonne, de mai à novembre, donc tout va bien.
    3/8/2008

    journée de la femme?

     
     
    (bat for lashes : what's a girl to do)
     
    Bonne journée de la femme! (nan, je déconne!)
    Pour éviter ça, je pars pour 24h de garde... et merde, je bosse qu'avec des filles...
    ça me fait penser que je n'ai toujours pas développé ce qui m'a poussé à faire cancérologue, mais là, j'ai pas le temps.
    Rassurez-vous la motivation est presque intacte.
    Bon courage à Béné pour sa garde à elle, loin au fond du pays basque dans une bourgade appelée Bayonne.
    Et StefB, désolé mais je fais l'aller-retour à Paris en avion, donc je peux pas rentrer par le meme train que toi (j'ai pas eu le choix).
     
    Allez, bon weekend à tous!
    2/10/2008

    j'vais bien !

     
     
    J'vais bien, mais je suis en saturation de morts... y en a trop. Et puis je commence à avoir un peu plus de pression dans le service.
    Je recommencerai à écrire quand j'aurais des trucs plus rigolo à raconter.
     
    J'ai pris une semaine de vacances (dont j'ai l'impression que le bénéfice s'est déja effacé) en janvier chez Marion et elle arrive à Bordeaux en fin de semaine... période pendant laquelle, vous vous en doutez, j'ai autre chose à faire que de vous raconter des conneries!
     
    Et je vais bientot acheter des rollers.
    1/13/2008

    Grande nouvelle!

      (jean racine)

     

     

    Il y a eu un élément nouveau et important dans ma vie en ce début d’année… (non, je ne suis pas enceint).

     

    Non, ce n’est pas non plus l’apparition d’un fer à repasser dans ma vie (z’étiez déjà au courant, et puis je m’en suis pas encore servi).

     

    Ce n’est pas non plus mon retour dans un bar bordelais, pour la première fois depuis l’Interdiction. Et oui, après avoir affronté la cohue de la rue Sainte Catherine en ce premier samedi des soldes, il fallait bien ça. J’ai même tenté de rentrer dans un coelio pour y trouver un ou 2 Tshirt et j’ai été vite refoulé, c’est très surprenant comme sensation. J’ai à peine tenu 17secondes. Mais comment peut-on acheter des fringues en période de soldes ? Faudra qu’une professionnelle m’explique (non, quand je dis professionnelle, je dis pas prostituée, je veux juste dire une fille normale, cad qui sait faire les soldes… si vous n’arrivez pas à faire la différence, c’est pas ma faute !). J’ai mieux résisté dans la fnac. Par contre, j’ai aussi tenté de chercher de nouvelles chaussures et ce fut compliqué. Et oui, j’adore mes pumas mais j’ai peur des les voir s’épuiser et me retrouver le bec dans l’eau (les pieds aussi, du coup) si un jour elles me lâchent. Affaire à suivre… en effet, entre le moment où je commence à me dire qu’il faudrait que je prépare le changement et le moment où je parviens enfin à trouver les chaussures qui me plaisent plusieurs mois ont en général passé. C’est un souci.

     

    Après ces moments difficiles, un retour dans le monde des bars de la place du Parlement ne fut donc pas superflu. J’ai pu y retrouver des gens en 6e année de médecine, en sortie de concours blanc, ainsi que Coco, interne de réa de Poitiers, actuellement à la Rochelle, et qui nous a gratifié de certaines histoires pittoresques à base de matériel de bricolage dans différents orifices corporels impromptus et mal adaptés à ce type de pratique.

     

    Et me voilà donc dans un bar avec pour la première fois le besoin de laisser passer les gens devant prendre leur traitement pour le cœur (en aérosol) dans la rue.

    D’ailleurs, à ce sujet, je tiens à souligner ici un des premiers effets pervers de l’interdiction de fumer, et je ne parle pas de l’agressivité des bronchites chez ces pauvres fumeurs devant s’intoxiquer dans le froid mais bel et bien d’une calamité : l’apparition des gosses dans les bars.

    Et oui, après les avoir menés dans un abominable bain de foule soldé, les parents n’ont pas eu de meilleure idée pour faire un break que de se retrouver dans un bar à bière. Et v’là ty pas qu’on se retrouve emmerdé dans le sirotage de sa bière par un geignement de sale gosse (s’il y en un seul d’entre vous qui me répond que j’ai qu’à ne pas commencer à boire dès 18h15… je n’ai rien à répondre). Après avoir milité pour remplacer les wagons fumeurs en wagons enfants à la sncf pour que les mioches arrêtent de me les briser même en voyage, il va falloir se battre pour faire des salles avec et des salles sans enfant dans les bars. Et oui, le Mojito n’a pas le même goût quand un sale chiard te regarde avec ses grands yeux au milieu d’un visage pas fini. J’allais dire que moi, les enfants, je les préfère chauves et dans une chambre stérile, mais c’est un peu choquant alors je le dis pas.

     

    L’élément nouveau dans ma vie, ce n’est pas non plus cette nouvelle coiffeuse que je suis allé voir samedi matin (parce que mon ancienne coiffeuse, elle est fermée le samedi…). Je suis donc allé en bas de chez moi chez une coiffeuse « sans rendez-vous », en craignant donc qu’elle me coupe tout ça en 5 minutes, avec des épis partout… surtout que j’y suis allé pile à l’heure de son repas. Mais en voyant le prix sur la devanture (25euros, ça m’a fait bien mal), je me suis dis que quelque chose n’allait pas dans le tableau. Toutefois, la seule cliente ressemblait bien à une dame allant chez sa coiffeuse chère : la cinquantaine sophistiquée et bien élancée de la bourge bordelaise dissertant sur le nouveau régime à la mode à son boulot : 4 jours par mois de diète bien contrôlée, puis on mange normalement le reste du temps et je vous jure : on continue à maigrir après ! Elle a donc perdu un kilo comme ça alors que certaines secrétaires ont réussi à en perdre 4 !!! Non, sans déconner ! Bon, je vois pas pourquoi elle cherchait à le perdre son kilo, mais c’est comme les soldes, faudra qu’une professionnelle m’explique…

    Mais au lieu de me relâcher au bout de 5 minutes comme je m’y attendais, elle a mis 51 minutes. Putain, elle m’a coupé cheveu par cheveu… et oui, parce que j’ai les cheveux raides et que si on se contente de les couper droit ça se redresse tout le temps. Donc elle a pris cheveu par cheveu pour les couper dans le sens de leur implantation. C’est long. Ça coûte 10 euros de plus qu’une coiffeuse normale. Mais je sais pas si ça change grand-chose.

     

    Ce n’est pas non plus l’acquisition de rollers qui change ma vie, puisque je ne les ai toujours pas acheté. Mais c’est prévu pour bientôt. Je suis allé à Sport Aventure, le meilleur magasin de sport de Bordeaux et je me suis fait expliquer ce que je devais acheter pour ma consommation personnelle. Vraiment, je sens que vous n’en pouvez plus d’attendre de savoir enfin ce qui a changé dans ma vie, mais j’aimerai louer ici le professionnalisme (non, arrêtez de penser aux putes, ce sont tous des mecs) (oui, je sais, ça empêche pas, mais restons sérieux) des vendeurs de sport aventure, vraiment ils prennent soin de leurs clients et ils savent de quoi ils parlent.

     

    Bon, j’arrête de vous faire languir, est temps de vous dire ce qui a changé dans ma vie, un vrai élément d’ordre à perturber tout mon mode de vie :

    Je me suis acheté un jeu vidéo de football pour mon PC !

    Impressionnant non ? ça valait le coup de lire tout ça, n’est-ce pas ?

     

    1/8/2008

    ooooh! temps, suspend ton vol... eeeeet merde!

    J’ai pris 16 minutes ce midi vers 14h41 pour manger en espérant sortir tot ce soir. Tant pis.

    J’y ai vraiment crû jusqu’à 18h, quand… « Rémi, ça va vraiment pas en chambre 72 ! », mais vraiment pas, genre on y va en courant… Et là le temps s’arrête. Patient en état de choc ou presque, 3 infirmier(e)s qui s’affèrent tout en me demandant ce que je veux qu’on fasse… (moi?)

     

    Dans Srcubs, Eliott explique à JD quand dans ce cas-là tout ralentit et se suspend, qu’elle prend ensuite problème après problème et qu’elle règle chaque chose en son temps.

     

    Pour moi, ça a pas vraiment marché. Faut réfléchir à cent à l’heure, en essayant de comprendre tout ce qui peut être en train de se passer tout en se demandant ce qu’il faut faire, en donnant les consignes à l’équipe tout en répondant à leurs questions et en continuant à examiner le malade pour comprendre ce qui se passe et ainsi de suite… jusqu’à ce qu’un médecin adulte arrive et prenne le relais. Après ça s’enchaîne, le réanimateur arrive, le patient part en réa, on rédige un courrier de synthèse en faisant le point sur le dossier, voir s’il y a des choses qui sont passées à l’as, et enfin appeler la famille pour expliquer la situation… une évolution péjorative à attendre dans les prochaines heures.

    Bien sûr, le reste du service est plein, avec tous les petits et gros tracas qui vont avec…

     

    Le calme revient il est 21h. J’ai encore gâché une petite soirée que je voulais tranquille.

    1/6/2008

    bonne année...

     
    J'ai pas autant d'imagination que stefB pour mes voeux, je vais juste vous souhaiter une année pleine de....
    BIERE
     
    avec un petit guide pour maigrir grace à la bière, à condition d'en boire beaucoup beaucoup,
    suffisament pour vomir toutes les calories et oublier de manger :
     
     
     
     
    (notez la technique atypique du vidage de canette en fin de vidéo)
     
     
    prenez la vie coté bière!
    1/1/2008

    reveillon

    sympathique garde du 31 décembre, champagne crevettes foie gras tariquet saumon fumé...
    (j'espère que Béné et Elie ont passé une bonne garde aussi)
    les bonnes nouvelles sont que j'ai été payé et que mes patients ont tous fini l'année
    la mauvaise nouvelle c'est qu'ils n'ont pas tous fini la nuit.
     
    allez, je vais dormir.
    12/29/2007

    joyeuses fêtes!

    (comme me le souhaitent mes patients!)
     
      (tindersticks : dying slowly)
     
     

    Je suis au milieu de 4 jours consécutifs sans aller à l’IB (ndlr : institut Bergonié)

    Rassurez-vous, je continue à rêver de mon service chaque nuit, à me réveiller presque le stylo à la main pour signer les ordonnances de sortie des patients.

    C’est embarrassant le contraste entre les gens qui souffrent et meurent dans le service et moi qui fait la fête dehors. Meuh bon, comme me l’a bien fait remarquer Clélia (et elle a raison) : tu as le devoir de t’amuser par respect pour ceux qui ne peuvent plus et qui le feraient s’ils pouvaient. Yeah baby !

     

    Donc le weekend dernier, fête Muflionne. Et comme je grandis, j’ai même pas vomi.

    Vendredi soir à Bordeaux, une poubelle a pu faire 1,5km au bras d’un MUFLOS avant de se faire intercepter à quelques centaines de mètres de l’arrivée… abandon sur casse mécanique ? Pas vraiment. Le résultat positif, c’est que ça m’a évité de me réveiller samedi matin avec une poubelle dans l’appart. Un peu plus tôt, dans un bar proche du Grand Théâtre, grâce aux connaissances de stefB dans le milieu des bars bordelais, on s’est pochetronnés au champagne (offert par la maison), puis au rhum à 40euros la bouteille (au lieu de 80), payé par lionel pendant que stefB endormait la serveuse.

     

    De retour à l’appart (sans poubelle) on a perdu Lionel dans les toilettes avant de comparer nos nuisets et nos copines respectifs avec StefB (le mien et la mienne sont mieux, surtout avec l’objectivité de mes 2,5g d’alcool dans le sang).

     

    On est rentré dans les Landes samedi matin vers 15h. Les Muflos ont découvert avec consternation ma façon de conduire : je respecte (à peu près) les limitations de vitesse.

     

    Samedi soir au Sax. Bière bière bière. Puis il faut bien se lever pour aller au resto réservé. Mais vous souvenez-vous du billet de stefB expliquant la difficulté de tout finir en même temps : le vin rouge, le fromage et le pain… à chaque fois il faut se resservir de l’un pour finir l’autre… Là, pareil, impossible pour 15 personnes de finir sa bière ou son ricou en même temps… Fatalement certains ont dû donner d’eux même pour faire un cul-sec de bière à peine entamée.

     

    Repas au Tex. 13 mecs et 1 fille. Un ratio acceptable pour une bonne ambiance. Avec une citation représentative de la soirée : « dans la vie, j’ai 2 passions : la poésie et baiser des putes ! ». Et au service un JeanLuc assez performant pour nous faire rire. Non, bonne soirée.

     

    Retour au Sax. Je commence à bien comprendre que de tous les sympathiques gens présents ce soir, un certains nombre sont déjà sur Bordeaux ou vont y arriver dans les semaines à venir. Bonnes soirées en perspective. Lionel ramasse toute nos conso permettant d’aller jouer au 421… Il botte les fesses de tout le monde et revient avec tous les cadeaux : un magnifique Tshirt d’entrainement de foot, un caleçon vert, un ballon…

    Je commence à être sérieusement ivre.

    Pôpa et môman viennent me chercher. A 4h du matin devant le bar, ils voient débarquer lionel en caleçon et Tshirt pour leur souhaiter une bonne soirée. Je suis ivre-joyeux. Le parents ont l’impression d’avoir un enfant de CM2 à l’arrière de la voiture, avec l’envie de lui dire de fermer sa gueule tellement il dit de conneries… (moi, ça me paraissait censé ce que je disais…)

     

    Dimanche dodo.

     

    Lundi 24 décembre dans un service de cancérologie… ça commence comme dans un western… le service est à peu près vide et calme. Le patients présents vont forcement pas très bien, mais globalement c’est assez cadré.

    Puis les urgences arrivent. De tous les patients qu’on essaie de faire sortir pour les fêtes alors que leur état est un peu limite, on sait très bien que certains ne tiendront pas et reviendront dans la journée.

    Gagné ! une ou deux aplasies fébriles reviennent. Et dans tout le service, progressivement, lentement mais surement, ça commence à partir en sucette.

    Pour ma part, après ce weekend agité, je sens monter une bonne crève bien efficace.

    Je reprends la voiture le soir pour fêter noel à soustons en famille. J’arrive tellement crevé que je m’endors comme une loque, je dors toute la journée du 25 et il est temps de rentrer à bordeaux.

     

    Mercredi 26 décembre dans un service de cancérologie… même pas de round d’observation, ça part en sucette dès la première minute. Et je suis vraiment tout seul cette fois-ci. Les seuls médecins du service présents sont en consultation, joignable uniquement par téléphone. Les patients qu’on a fait sortir juste pour Noel reviennent pas toujours en forme…ceux qui sont présents ne se présentent guère mieux.

    Il y en a un que je trouve pas au top, genre il aurait une patate qui pousse dans le crane que ça m’étonnerait qu’à moitié. J’appelle le scanner parce que ça me parait être une urgence et je me fais envoyer péter par le manipulateur radio. Ça m’énerve un peu. Je rédige un joli bon de scanner expliquant clairement que je pense que mon patient est dans une situation foireuse et je descends au scanner pour le montrer (le bon de scanner, pas le patient) directement aux radiologues. Ça passe nickel, même pas besoin de bouder, pleurer en tappant des pieds, se rouler par terre en devenant tout rouge...

    Résultat de la photo : bingo ! un pêche qui repousse en intra-crânien. Là, faut aller expliquer au patient que ce serait bien qu’on le garde quelques jours avec nous…

     

    15h30 : la matinée s'achève, j'ai faim, je vais acheter un sandwich au relais H où une vendeuse a le bon gout de le prononcer « sanwouiche », ça égaille mon repas.

     

    21h, je quitte le service pour 4 jours consécutifs… ça me stresse de laisser mes patients aussi longtemps. Je me demande lesquels seront encore là lundi quand je reviendrais.

     

    Jeudi, je rentre à Soustons pour boire le bon vin de pôpa en famille. Et là il faut encore se battre pour faire valoir son droit à la différence : oui, je bois du vin rouge avec tout !

    Le château Bouscassé de 2001, je le bois dès l’apéro ! et pour le foie gras, je veux aussi du vin rouge ! et pour le saumon grillé, je veux encore du vin rouge ! et il faut vraiment se battre parce que pôpa revient récemment d’alsace avec de pleines caisses de vin blanc du meilleur goût parait-il…

    M’en tape, veux du rouge !

     

    Dans la nuit, entre 2 rêves du service où j’anticipe les dossiers du début de l’année, je me rappelle que les parents ont des bons d’achats chez conforama. Je m’imagine déjà avec une nouvelle lampe, des étagères pour ranger les cd, une table de nuit…

    Môman me rattrape au matin en disant que je n’ai toujours pas de fer à repasser. Je sais que j’ai déjà perdu ma lampe et mes étagères… ce sera un fer à repasser.

    Et merde, ma dernière excuse pour ne pas acheter de chemises vient de voler en morceau.

     

    Dans tout ça, on est le 29 du mois et j’ai toujours pas été payé.

    Fais vraiment chier : je veux un salaire pour le boulot que je fais !!! c’est trop demander ?

    12/20/2007

    baisse de forme

    J’étais tout seul dans le service aujourd’hui.

    J’ai expliqué à une fille de 6 ans la maladie de son papy, détruit l’espoir d’une famille en devant préciser que oui, leur père-frère-mari allait sûrement décéder dans les heures ou jours qui viennent (joyeux noël !), avant de discuter avec un mec d’une trentaine d’année, un peu roots, que je trouve admirable… Il vit seul avec son père chez qui on vient de découvrir un cancer. Il s’en occupe vachement bien, se demande comment il va pouvoir s’en occuper encore dans leur petit appart maintenant que son état s’aggrave… je trouve ça admirable.

     

    Une jeune personne est en train de décéder dans le service. Elle voulait tenir jusqu’à Noël, un dernier Noël avec son enfant, mais ça s’aggrave chaque jour… et « vous comprenez je ne peux pas mourir le jour de Noël, je ne peux pas laisser ce souvenir là à mon enfant… » et « j’ai fait jurer à mon mari qu’il refera sa vie » puis « je m’occupe déjà de mes funérailles, je ne veux pas que mon mari ait ça en plus à s’occuper… »

     

    On est également en train d’organiser une fête dans la chambre d’un jeune patient, car il ne sortira pas à Noël (s'il sort un jour de chez nous…)

     

    Et dans tout ça je suis vidé. Demain soir il faut que je prenne une bonne charge dans une bonne vieille tournée des bars. Ce soir j’ai pas le courage de penser avec joie à cette soirée… mais nul doute que l’art de vivre MUFLOS n’arrive à me rendre ce courage. Je compte sur vous les gars !

    12/17/2007

    Bordeaux - Marseille

    Non, je ne veux pas parler des 6h de trajets de train, dont le prix a doublé depuis les nouveaux tarifs SNCF.
    Je voulais juste dire que l'honneur est sauf, meme si on n'a pas pris les 3 points, au moins on n'a pas perdu...
    Après avoir été menés 2 à 0 par l'OM, les Girondins sont revenus à 2-2 sur la fin... Cool.
    30 ans d'invincibilité, ça vous coupe le souffle non?
     
    Bon, sinon, il faut retourner à l'IB ce matin...
    et je ne suis pas encore tout à fait remis du marathon des 2 dernières semaines.
     
    Hate d'être à vendredi, avec le retour d'un Muflos sur Bordeaux.